Le lien entre pollution et libéralisme : exemple de la Mongolie intérieure

Suite à une discussion dans mon cercle d’amis sur les réseaux sociaux, il y eut débat autour de la question des problématiques environnementales et d’un possible lien avec les politiques néolibérales. Je fais partie de ces personnes qui pensent que le lien n’est pas seulement possible, il est même prouvé. Le but de ce présent article est ainsi de présenter et démontrer un tel point de vue. Pour bien comprendre ce qu’il en est, il faut tout d’abord comprendre ce qu’est le libéralisme. Le libéralisme veut dire être libre de faire du commerce, et donc avoir le moins de contraintes possibles. On dit que le libéralisme est total quand il n’y a plus aucune contrainte au commerce, et, mécaniquement, à la recherche de profit. Au contraire, le socialisme est la recherche de contraintes pour plus d’égalité. Les partis actuels de la gauche, de la droite et du centre disent qu’ils sont des sociaux-libéraux, et qu’ils cherchent donc le juste milieu.

Bon, maintenant que le décor est planté, on peut voir ce qu’il en est de la pollution. En effet, les néolibéraux sont pour la plupart pour un libéralisme quasi-total, tout en continuant de nous dire qu’ils veulent un libéralisme économique en ayant le minimum de contraintes seulement sur l’économie, qu’ils ne veulent toucher à aucun autre aspect de la société. Le problème, c’est que c’est une vision utopique, car tout est lié à l’économie ! Si pour des raisons environnementales l’état fait une loi verte qui empêche de prendre plus que ce que la nature peut recréer, cela va forcément avoir un impact sur l’économie ! Si pour des raisons sociales il faut avoir un code du travail contraignant, alors cela va encore impacter l’économie !

Des traités comme le CETA et le TAFTA pourraient être une bonne idée si ils allaient dans le sens du social : qui ne rêve pas d’une planète avec des normes unifiées et un code du travail respectant le travailleur sur toute la planète, avec des normes environnementales élevées qui permettent à la nature de produire plus que ce qu’on lui prend chaque année ? Le problème, c’est que le CETA et la TAFTA ne vont pas dans le sens du social, mais dans le sens du libéralisme total. On ne veut pas du CETA et du TAFTA pas parce que ces traités veulent unifier les normes, mais parce qu’ils veulent unifier les normes par le bas alors que les citoyens veulent que l’on unifie les normes par le haut, c’est aussi simple que cela ! Pourquoi vont-ils dans le sens du libéralisme total ? Parce que si les gouvernements veulent mettre en place des directives non économiques mais qui ont au final un impact sur l’économie, alors les sociétés privées peuvent poursuivre les états en justice et demander de rembourser la différence par rapport aux gains espérés. Le problème, c’est que si un gouvernement veut faire une loi environnementale avec des normes élevées et donc coûteuses à suivre, les sociétés peuvent poursuivre l’état et faire payer le contribuable au lieu de tout simplement se mettre à jour. En clair, les lois ne s’appliquent plus pour eux, ils peuvent faire la loi ! Je pense n’avoir pas besoin de vous expliquer pourquoi il est dangereux pour les droits de l’homme de se mettre au-dessus des lois.

De plus, le libéralisme total peut aussi permettre d’amasser assez d’argent pour faire des groupes de lobby et pousser à des changements législatifs pour avoir des normes moins élevées et plus de profit, et ce, dans chaque pays. Si ils veulent avoir le TAFTA et le CETA, c’est tout simplement pour aller plus vite. C’est pareil avec l’UE, si cette organisation est tant plébiscitée par les grosses entreprises, c’est parce qu’elles peuvent faire passer des mesures libérales à tous les pays européens en moins de temps que de noyauter un à un les gouvernements de chaque pays. Croire que le libéralisme n’est pas lié à la pollution, c’est avoir cette vision utopiste que l’économie est un aspect à part, alors que tout est lié à l’économie, même la spiritualité ! C’est dire.

Pour prendre l’exemple de la Chine : je connais la mine de Baotou, productrice de terres rares ; un des endroits les plus pollués de Chine. Pourquoi est-il aussi pollué ? Les normes environnementales ont été réduites à peau de chagrin en Chine par les groupes industriels libéraux pour avoir plus de profits. Ainsi, les normes environnementales internationales ne sont pas respectées, les eaux et terres radioactives et pleines de métaux lourds sont rejetées dans des bassins peu étanches qui ont tout envahi, et on ne peut plus planter de légume sans attraper le cancer là-bas. Enfin, quand les légumes daignent bien pousser, parce que la plupart n’y pousse même plus. Si la Chine produit actuellement 95% des terres rares, c’est parce que le gouvernement donne des subventions à ces entreprises tout en les autorisant à ne pas respecter les normes de sécurité du travailleur ni les normes environnementales internationales, leur profit est donc maximum. Cette entreprise a donc produit les terres rares les moins chères au monde, et toutes les autres entreprises ont fermé. Tout cela est encore une fois permis par le libéralisme. On pourrait très bien en tant que pays occidental refuser que de telles terres rares soient utilisées par nos entreprises françaises et dans les produits qui sont vendus en France, ou alors mettre une grosse taxe dessus. Cela s’appelle faire du protectionnisme intelligent, social et environnemental. En amont, rouvrir des usines en France et proposer une exploitation respectant les normes. Ne pas respecter le libéralisme et ses dérives demande des dirigeants qui n’ont pas d’atomes crochus avec les grands patrons. Tant que l’on vivra dans une oligarchie qui est de coalition avec des groupes industriels dont les intérêts ne se trouvent pas dans des hautes normes sociales et environnementales, cela n’arrivera pas.

Si vous voulez voir les ravages du libéralisme à Baotou, voici un article en anglais qui en parle bien (pour les anglophobes, les images sont assez parlantes).

Petite note avant la fin : le libéralisme lié aux subventions est l’une des pires choses qui existe, tout simplement parce que le libéralisme est censé fixer les prix par la loi de l’offre et de la demande. Or, si l’on obtient des subventions, on peut baisser les prix et vendre à des prix défiants toute concurrence dans des pays qui versent peu ou pas de subventions de ce type. C’est exactement ce qu’a fait la Chine avec les terres rares, ce qui explique son monopole avec 95% de part de marché. Cependant, il ne faut pas vilipender la Chine : l’union européenne est pour un marché libre et des droits de douane minimum. La Chine a eu un boulevard, et elle l’a utilisé. L’UE n’a fait que tendre le bâton pour se faire battre. Disons plutôt que c’est plus nuancé que cela : l’UE autorise les pays extérieurs à l’UE à avoir de telles méthodes tout simplement parce qu’elle aussi abuse de ce genre de procédés, notamment en Afrique, de même que les USA. Ainsi, de nombreux marchés africains sont minés par la concurrence déloyale de produits occidentaux ayant reçus énormément de subventions… Comment les pays africains peuvent-ils s’en sortir si on les met au chômage en fermant leurs entreprises qui seraient rentables si elles n’avaient pas eu la concurrence déloyale de l’occident ? Quand comprendrons-nous que c’est avec ce combo dévastateur libéralisme + subventions que les normes environnementales et sociales sont bafoués dans les pays pauvres pour qu’ils puissent suivre la cadence ? Et ça, c’est quand ce ne sont pas les entreprises occidentales elles-mêmes qui ne respectent pas les normes pour tout simplement tirer les charges vers le bas et maximiser ses profits ou alors avoir une plus grande part de marché et obtenir un quasi-monopole… Que l’on soit d’accord, je ne suis pas contre la recherche de profits, étant moi-même entrepreneur dans l’âme, je suis pleinement conscient qu’une entreprise doit dégager plus de revenus que ce qu’elle a de charges. Ce que je critique, c’est tout simplement cette recherche de profits qui se fait au détriment des normes sociales et environnementales.

Bref, j’espère avec ce message avoir démontré que libéralisme et pollution ont de nombreux liens de connivence. Si vous n’êtes pas d’accord, je reste ouvert au débat.

Vous pouvez me contacter à l’adresse email suivante : 1276676523@qq.com

Consciousness: A new paradigm

Abstract

Consciousness has been a hot topic since Antiquity and the debates of ancient Greek philosophers, as we actually know it. No absolute results have been obtained since, and serious questions such as the consciousness of animals have emerged from a wide range of people around the world. Indeed, more and more people become vegetarians because of the industrial and dehumanized way of considering animals. This thesis aims to bring the debate on a new way of regarding consciousness, which can lead to outstanding results. According to these results, it seems that governmental laws and traditional philosophy are based on prejudices and preconceptions of the essence of life, which resulted in the blindness of human beings on other kinds of beings. Through a new angle of understanding, this thesis analyzes scientific facts and experiments in order to reveal a new paradigm for philosophy and humanity. It appears that life is composed of an infinite number of consciousness levels (from the smallest particle to the entire universe), each one having a different way of feeling itself and the outside world.

Keywords: consciousness; philosophy; scientific experiments

 

Contents

Introduction: Actual Definition Of Consciousness

Chapter One: Metaphysical Mathematics

Chapter Two: The Place Of Consciousness

2.1 In Human Beings
2.2 In The Fauna and Flora

2.2.1 In The Fauna
2.2.2 In The Flora

Chapter Three: Philosophical Reflections About The Other Ranges

3.1 Within Our Bodies And Beyond
3.2 Outside Our Bodies And Beyond

Conclusion: A New Paradigm For Humanity?

Bibliography

 

Introduction: Actual definition of consciousness

Since ancient times, the definition of consciousness has been discussed, and even nowadays there is still no accurate nor satisfying definition of this “phenomenon”. It is part of the most essential questions humanity has encountered: Why? Why do humans can think and create as many things as they can imagine whereas plants and animals seem to be organic bodies with basic instincts? How did consciousness come out matter, which is an unconscious thing? Even religions have their say, and consciousness may be interpreted as a kind of gift given by God(s) to humanity, the absolute and universal consciousness being God Himself. Religions themselves are very popular because of one of their aspects: they pretend to have the answer to the origin and purpose of consciousness. In ancient Greece, philosophers debated about free will, which was seen as something unique to humans. During the Middle Ages, Christianity was the main medium for philosophical discussions in Europe, and these ancient Greek debates were extended to other themes, such as the divine origin of good and evil, the significance of the original sin, the nature of the Devil, among others. It is surprising to see that all these topics were linked to consciousness: a good man is defined as someone which is conscious, while a mean person is seen as someone lacking of consciousness. The Devil was described as the allegory of evil, as the allegory of unconsciousness. What they meant was the more one is concerned by himself, by his self-benefits, the less his awareness is expanded. On the contrary, the more he cares other people, the more he cares the outside world, and the more his consciousness is expanded. The discussions have even been debated deeper: consciousness is not only the fact that you are aware of the outside world, it is also the fact that you are aware of yourself.

As a result, nowadays, the accepted definition of this phenomenon is the quality of being aware of an external object or something within oneself.[1] It has also been defined as: sentience, awareness, subjectivity, the ability to experience or to feel, wakefulness, having a sense of selfhood, and the executive control system of the mind.

However we should ask: Is this definition correct? Does it include all the aspects of the phenomenon? In order to answer these questions, we will connect the dots, namely, connect the new discoveries made by scientists (in various fields such as physics, psychology and mathematics) to each other; we will also interpret these discoveries to show the influence they have on the definition of consciousness as well as the consequences it can have on the way humans understand the whole universe.

 

Spiritual phenomena

Chapter One: Metaphysical Mathematics

Science always wants to answer all questions humans can have. Unlike religions, which want to answer to an original “why”, the purpose of science is to answer the “how”. In the introduction, an interesting question was asked: “How did consciousness come out matter, which is an unconscious thing?”

As it is a question beginning with a “how”, with sufficient knowledge, it theoretically seems to be answerable. A section of mathematics named “group theory” has indeed the power to give a theoretical explanation, which can help us understand how hard it was to answer this question before. Group theory is based on four principles, including this one: if one multiplies two things together, the result of the multiplication will be part of the group of the two initial things. Thus, if two things are part of group A, if we multiply them together, the result will belong to A. To understand deeply this principle, two examples will be necessary: the NH3 molecule and the group of integers in mathematics.

The NH3 molecule has six symmetries in it, and in group theory, a symmetry is considered as an element of a group. The six symmetries are the identity symmetry, two rotational symmetries, and three reflection symmetries. If one multiplies each symmetry, i.e. each group element, with another one, including itself, he will find the multiplication table of this group. In this table, there are, indeed, thirty-six results. As expected, all the results that are in this table are initial group elements, which is in accordance with the aforesaid principle. How is this possible? How can such a principle be true? In fact, this molecule is cyclic, and calculations are this form: ab=c, bc=a, and ca=b. No need of any “d”, which furthermore cannot be part of the group. But how does it work when the group is not cyclic?

If a group is not cyclic, it needs to be infinite, so are integers. Here is a simple example: the multiplication of two and three gives six, and all three are part of the same group, integers. One can multiply as many elements of this group between them, the result will each time be an integer, namely an element of the group of the two initials elements.

It appeared that this principle can explain many things in our universe, from the smallest one to the entire universe itself. Our universe can thus be seen as a group, and all the groups within are subgroups. For instance, molecules, cells, atoms are all subgroups of the group “universe”. It is worth noting that a subgroup fulfills the aforesaid definition of a group, namely, if one multiplies two elements of a subgroup, the result will be part of the subgroup.

To link it with consciousness, deeper explanations are needed: it was proven that our universe is thermodynamically closed, which means that the group “universe” was closed and will stay closed. Its expansion is proven as well, but it does not mean that there is something physical coming in our universe to fill it, what is happening is that galaxies are more and more distant from each other, the quantity of matter remaining identical.

From the Big Bang to nowadays, the universe was thus an indivisible group. So, our universe is a group, and if consciousness exists, it belongs to the universe group, and existed from the beginning, before it appears among humans. It is pure mathematical logic! 6 belonged to natural numbers before our little test “2 times 3” revealed it. Consciousness, which, from a human point of view, seems to appear after numerous random multiplications, is also a fundamental element of our universe. 2, 3 and 6 are all fundamental elements of the group natural numbers, there is no fundamental element more fundamental than another. It is exactly the same thing for consciousness: our universe has many fundamental elements, and consciousness is as fundamental as the other ones. It did not appear by accident, it was already there so that its appearance is only the “physical” emergence of what already existed at a “lower” level.

In other words, all the subgroups display elements that already exist at a more fundamental level. Here is an example : we have a subgroup called magnetism, and a subgroup called electricity. We now know that these two subgroups are part of a more fundamental group called electromagnetism. This fundamental element appeared under two different forms, creating two different subgroups. We can, while looking at all the subgroups, find the fundamental element linking all of them, and we found that one thing is crystal clear: each element appearing in a subgroup is necessarily linked to the original element at the origin of our universe. If you have consciousness, love, energy, hatred, among others, in some subgroup, it means that it is one limited form of the original element, the same as magnetism is a limited form of electromagnetism.

We can even go further: our universe is a relative universe, where two polarities exist, namely, good and evil, love and sorrow, etc. If we use the group theory, we know that a relative group is in fact a subgroup of another group: the absolute group. As our universe is a relative group, it must be a limited form of an absolute universe. What is an absolute universe made of? In this kind of universe, only absolute concepts can exist. For example, the concept of “construction” can exist in the absolute because it can exist independently and expand to infinity. However, the concept of destruction cannot exist independently because a thing must be built before it can be destroyed. The concept of destruction needs the concept of construction, it is therefore a relative concept, not an absolute concept. It is the samething with the void, the nothingness, the absolute vacuum. The space vacuum is in fact absolutely full of energy, because the space-time continuum is energy, space is energy. It is impossible to have a part of space totally empty: even with no matter at all, zero point energy exists. The nothingness cannot be an absolute concept because a space with nothing in it cannot exist. Indeed, a universe can be full of something, but it cannot be empty of everything. The absolute nothingness being composed of nothing, it does not exist in the absolute. The absolute vacuum does not exist.

We can therefore understand the absolute universe being composed of the following elements and concepts: absolute consciousness, absolute fullness, absolute energy, absolute love, absolute creation, absolute wisdom, absolute happiness, omniscience, omnipresence, omnipotence, among others. All are concepts that exist independently and which can be expanded to infinity.

We also know that at its purest form, energy is in a quantum state, where many states can exist at the same time, so that in the absolute universe, all the concepts exist at the same time. From a physical point of view, we know that all the elements are unified: the absolute universe has only one fundamental element, and all the absolute concepts above are just some subjective forms under which we understand it. In physics, we know that 100% of all that exists is energy, but if all of these concepts are valid at the same time, we can obtain this kind of equation: energy = consciousness = happiness = wisdom = love, etc. If 100% of all that exists is energy, then we can also argue that according to the equation energy = consciousness, 100% of all that exists is consciousness. It is the aim of this paper to explain a possible way to understand such a postulate.

According to the group theory, it appears that the former question (i.e. how did conscious things come out unconscious things?) was based on two wrong axioms: first, a subgroup with consciousness can come out from a bigger group without consciousness, which is mathematically impossible; second, energy is something without consciousness, whereas it appears that energy can be understood as being consciousness itself. In fact, the different levels of energy are conscious themselves, just not the way we currently understand it, so that conscious things just came out conscious things, which is a coherent postulate.

 

Consciousness

Chapter Two: The Place of Consciousness

2.1 In human beings

In order to find out whether the equation is right or wrong, we can make researches to see if facts agree with it. Indeed, as energy composes 100% of what exists, if consciousness is energy, then consciousness composes 100% of what exists. As it is theoretically everywhere, if the equation is true, it will be simple to find it.

First, we have to think of consciousness as something that had been divided in infinite different levels, the same as energy. If during the Big Bang, energy was united and undivided, so was consciousness. As now energy has divided in infinite levels, so has consciousness.

We can for example see humans: we are more than seven billions on Earth, but we still fight, we still have conflicts. It is safer than Middle Ages, but now conflicts are different. We have societal conflicts, familial problems, and psychological issues. Why is the Earth still the place of a very large number of conflicts? Many people sought the answer, and it seems that levels of consciousness can be a big part of it. Indeed, thousands of levels of consciousness exist on Earth within humanity, which can create tension and dissension points, as well as incomprehension between different groups. It is like each human corresponds to a level of consciousness, and if a human of a certain level wants to discuss with a human with a different level of consciousness, conflicts will easily appear. The larger the gap is between their levels, the bigger the conflict will be. That’s why sometimes we can easily speak with some kinds of person and easily become friends (which means we are on the same level), and why sometimes it will be very difficult to hold a conversation with others.

Human beings are subjective by nature, and want to live in their own “little world”, in their own “bubble”. The smaller the consciousness is, the smaller the radius of this bubble is. It means that someone living within a small “bubble” will only see the world through his own eyes, through his self. If he expands his consciousness, however, its bubble, which we can also call “consciousness field”, will not only include his “self”, but also the bubble of other people. He will have compassion, and will understand their feelings. According to this kind of definition, we can state that the range of the human consciousness begins with psychopaths and sociopaths, that totally fail to understand other people’s feelings, and ends with people with extreme controlled compassion, no matter if they are priests or ordinary people. Controlled compassion means that we understand the feeling of other people, and is the contrary of uncontrolled compassion, where we feel the same as them, which is an intermediary level. Controlled compassion can also be called “wise compassion” or “mature compassion”, as one does not feel what is feeling other people. He can understand it, he can help them, but he will not suffer the same as them. For instance, if a pupil is crying because he cannot solve a problem in class, the teacher will not cry with him, although he understands the feeling of the student. He will stand compassionately and help him to solve the problem.

2.2 In the fauna and flora

2.2.1 In the fauna

What about animals and plants? Are they conscious too? If yes, in what form? For instance, recently, a study conducted by Gregory Berns from Emory University (Atlanta, USA) has shed light on the capacity of dogs to experience positive emotions such as love or affection. “Since the beginning, we have treated them as individual beings”, he said. An area located between the cortex and the brain stem presents functional and structural homologies in humans and dogs. Involved in our emotional anticipations (in the wait of food, money, love), it acts the same way for dogs, following an olfactory stimulus (return of the dog owner, presentation of food, etc.). It shows that dogs have the same sensitivity as young humans. Berns added that we should think again the way we consider animals in our societies, especially the way actual laws are written. In many countries, dogs, and other animals are still considered the same as furniture.

Scientists also found out that all animals have a kind of language, most of them using different senses than human ones, sounds from the mouth being a seldom way of communicating for them.

The point is, if animals have a consciousness, its range may be wider than that of the human beings. Indeed, the difference is smaller between a psychopath and an altruist than between an ant and an elephant. But, how can we decide if animals have a consciousness or not? The definition of consciousness as we saw in the introduction is human-centered and does not fit animals. In fact, if consciousness is everywhere, its range is infinite, and may include consciousness more developed as well as less developed than human consciousness.

As a matter of fact, animals may not have a consciousness as developed as those of human beings, but still, some can feel emotions the same young humans do, they can communicate between each other (generally within a same specie), they can also suffer. These kinds of acts and feelings show that there is a consciousness in them, which is just not as developed as those of humans. For example, why do we not eat humans and put them in some fields waiting for them to be enough big to be eaten? One of the reasons is that cannibalism is not good for any specie, but another one is that we cannot eat someone with a too big consciousness. If we can eat animals, it is because we see them as furniture without consciousness that can later be killed in order to feed whole humanity. I do not mean that human must avoid eating animals, I mean that we need to treat animals with dignity, as the folk wisdom teaches. In the famous book “Planet of the apes”, apes have a consciousness the same as humans, and humans are seen without consciousness, they are just good to be slaves. In this fiction, apes can kill them without any problem as for them, human consciousness worth nothing. Occidental countries had this kind of behavior a few hundred years ago towards black people in Africa, with real slavery.

In most of countries, laws are written in a way that animals do not have consciousness because of the meat industry. Indeed, if we recognize them as intellectual and individual beings, even if it is in a low level, whole industry will suffer loss. They will need to change their way of doing things, their way of treating animals, their way of feeding them. We do think however that industry benefits must not influence scientific facts, as well as philosophical discussions on any subjects. Humanity still did not reach such a level.

About animal consciousness, we can finally say that sublevels of consciousness are more numerous in the animal range than in the human range, which make the animal range well-diversified in contrast.

2.2.2 In the flora

Animals may have a consciousness as they all have a kind of brain, even if it is very different to human brain. What about plants? Plants do not have brain, if they have a consciousness, what is the mechanism? Is the need of a brain to have any consciousness another wrong axiom?

Discussions about the consciousness of plants have been a hot topic since the end of the nineteenth century, with the experiments of the Indian scientist Sir Jagadish Chandra Bose. Cleve Backster, Don José Carmen, and Findhorn gardens experiments are also often cited in this field. We will not discuss Backster experiments as it is still a polemic topic without consensus, but the results of the aforesaid experiments will be described.

First, Bose began to conduct experiments on plants in the years 1900. He found that every plant and every part of a plant appeared to have a sensitive nervous system and responded to shock by a spasm just as an animal muscle does. For example, the vegetarian playwright George Bernard Shaw, when he visited Bose’s laboratory, was intensely disturbed upon witnessing a demonstration in which a cabbage had « convulsions » as it boiled to death. In addition Bose found that plants grew more quickly amidst pleasant music and more slowly amidst loud noise or harsh sounds. In parallel, the Japanese researcher Masaru Emoto made the same discovery about the structure of water. He also claimed that plants can « feel pain, understand affection etc., » from the analysis of the nature of variation of the cell membrane potential of plants under different circumstances. According to him, a plant treated with care and affection gives out a different vibration compared to a plant subjected to torture. For instance, he found that the effect of manures, drugs, and poisons could be determined within minutes, providing plant control with a new precision. He repeated his tests on metals, administering poisons to tin, zinc, and platinum, and obtained astonishing responses which, when plotted on a graph, appeared precisely like those of poisoned animals.

In conclusion he said: « Do not these records tell us of some property of matter common and persistent? That there is no abrupt break, but a uniform and continuous march of law? » He wanted to say by these words that everything is united, and that the range of all life, of all the consciousness, is divided into sublevels without any holes at all, making it continuous.

Second, Don José Carmen is a Mexican farmer with outstanding results: forty-five-kilogram cabbages, five-meter-high maize plants, one hundred and ten tons of onions per hectare (against sixteen in average), etc.

What is his secret? He said that it is love and communication: “I first sat near them, I began to look at them. Then I asked them to help me. Plants, as everything else that live, have a kind of intelligence which allows them to communicate with us, we only need to listen to them. Sometimes, during the night, I feel that my plants are thirsty, then I walk to my fields and water them until they are satisfied. It’s absurd to follow blindly the watering advices as, like humans, each plant is different…”[2]

Chemists, agronomists and engineers followed his works and his surprising results. Engineers from the Mexican Ministry of Agriculture analyzed the water, the vegetables, the seeds and especially the volcanic soil of the farmer… Nothing particular has been detected. And the fields around give merely normal harvests. Numerous experiments were repeated with success within the framework of the most important Mexican agronomic university: “When I went to Mexico City to compete with one hundred and fifty three agronomic engineers, I defeated them with 2000% difference for cabbages. I made one hundred and ten tons per hectare. They checked themselves, and found that they did not even reach six tons!”

Don José Carmen farms without any pesticide, but can harvest up to ten times more than other farmers. He uses seven hundred grams of fertilizer per hectare (instead of the five hundred kilograms normally needed), can farm on salt flats, as well as create new disease-resistant plants (without recourse to genetic technics)…

Third, the community of Findhorn made gardens on an arid land, located near the sea, on a soil composed of sand and shingles. All began in 1962, when Peter Caddy lost his job and settled in Findhorn, with his family and a friend, Dorothy Maclean. In order to supplement his low income, Peter decided to cultivate vegetables on the soil near their caravans. However, he has no knowledge on this subject, and it appears that its friend Dorothy can, when meditating, communicate mentally with the plants, which will make them understand what the garden needs to be prospering. Later, on this arid soil, enormous plants will grow, such as eighteen-kilogram cabbages (average weight being two kilograms). A community will appear then, and will create the Findhorn Foundation which still exists nowadays: “Our vision of nature is terribly simplistic and materialistic, it has put thousands of years of folk wisdom aside… Findhorn is a mighty invitation to a close, lively and sensitive relation with nature in all its dimensions.”[3]

Four, many other experiments have been made that focus on different capabilities of the plants. It has been shown in scientific publications that plants are able to use sounds between each other, and can communicate with each other thanks to their roots through mushroom networks. Other experiments demonstrated that plants are also able to learn. For example, the plant Mimosa Pudica, famous for its leaves that close when one touches them. Scientists trained the short-term and long-term memory of this plant by releasing drops of water on its leaves (making the leaves fold). The plant after a few tries did not close its leaves again when it “understood” (without any brain) that this perturbation did not have any bad impact on its integrity. This learning process was kept during weeks even after conditions have been changed.

To sum up, plants can suffer, communicate between each other, and even learn many things. Thus, it seems that even without any brain, one can have a consciousness. About this point, the scientist Henry Stapp thinks that attention is the key. It appears that the way a person steers his attention can modify at the same time his conscious experience and his cerebral state. However, in classical physics, the mental state is supposed to be induced by the cerebral state, and does not act retrospectively on it. As it does, consciousness cannot be something emerging from the brain, but something else.

About plants, these discoveries do not mean that their consciousness and feelings will be the same as those of animals or humans, but they did have feelings and consciousness, even if humans actually do not understand them. Marmad, a Sufi master, has a poetic answer to the mystery of consciousness under different ranges: “Consciousness is asleep in minerals, dreamt in plants, and awakens in animals…”

 

Galaxy

Chapter Three: In other ranges

3.1 Within our bodies and beyond

We saw the way human beings, animals and plants have a consciousness. However, group theory induced the fact that “everything is consciousness”. What are the other things? They include things smaller than us (such as cells), and bigger than us (such as planets). We will in this part list and describe the things smaller than us, which in fact compose our organic bodies:
- organs that compose organic bodies;
- cells that compose organs;
- molecules that compose cells;
- atoms that compose molecules;
- electrons, protons and neutrons that compose atoms;
- quarks that compose atomic components.

There are obviously other levels lower than quarks, but scientists still did not discover them yet, furthermore they are not essential for the subject we are developing. From this list, we will discuss the possibility of three of them to have a consciousness: organs, molecules, and atoms. As organs are linked to cells, and as atoms, electrons, protons, neutrons and quarks are all basic components of matter, the discussions in this part can still be seen as (almost) exhaustive.

First, organs are the different parts of our bodies, each one having a specific role to keep. Can they bear any consciousness? If yes, in which form?

A new theory appeared recently with the following postulate: diseases are the warning signal of our bodies to tell us that something is not right in our lives (from a physical or psychological point of view). Did the famous psychologist Carl Gustave Jung not say that disease is the effort nature does in order to heal us?

About the psychological aspect, this theory says that a disease is a biological reaction when facing an emotionally unmanageable event; each disease, each organ corresponds to an accurate feeling. It is also possible that diseases sometimes have other origins, but according to their researches, most of diseases, especially those which are recurrent or chronic, would have an emotional origin. Once one has become aware of the psychological origin of his disease, it will disappear in a few months, sometimes in a few days. For example, a young girl was riding a horse when an old man, a pervert, who was riding too, came to “touch” her. It shocked her, and she put this memory deep inside her mind. A few months later, she began to be allergic to horses, her skin becoming red and itchy when she sees one. It was in fact a way for her skin to tell her she has a psychological problem. Many years later, she saw a doctor that wanted to know if there was any psychological origin of this disease, as this allergy seemed to appear all of a sudden. After a few tries, she recalled her memories of the old man, and was finally able to swallow her past experience. A few months later, her allergy totally disappeared.

Why skin and not another organ? Why an allergy to horses? It was the skin because of the fact that the old man touched her skin. At the moment she was shocked, her mind focused on an element in the close environment, element which will become the initiator of the allergy afterwards. This element was horses.

Many other links have been made since, and it appeared that when there is a psychological origin of a disease, an obvious connection can be made to a specific organ of the body. Why a given organ and not another? It is like each organ has a small consciousness field linked to its symbolic utility, and when our own consciousness has a psychological problem, there is a resonance with the consciousness of the organ which can develop a disease which alerts us: “There is a problem, please solve it” can be their message.

Second, Masaru Emoto made experiments on water and discovered that the way water develop crystals when freezing can tell us its “story”. A drop of water from a mountain steam will have pure and perfect crystals while those of running water does not have a regular shape. Jacques Benvéniste made experiments too, and discovered that water can store information from an electromagnetic signal. It is like water has a memory, which means that different waters may have different influences on our bodies, since 70% of each cell of our bodies is composed of water. Experiments were conducted by Masaru Emoto to see if our consciousness can influence the structure of water: a few people were meditating around a bottle of water, sending water messages of hope and love; another group, around another bottle, sent messages of hatred to it. The structure of the crystals of waters (a crystal being a group of molecules) from the bottle of the first group was the same as those from the mountain stream, while the results from the second group were the same as those from the running water.

Why? It is like “love”, no matter how we call it, is something that has an intrinsic existence. The importance is not how we call it, but how we feel it. A thought of love, no matter the mother tongue of the person having it, will be the same and have the same result on water. This electromagnetic wave that we call thought will have a resonance with the consciousness field of the molecule, the latter being influenced by it. This phenomenon can in fact indicates how “high” the consciousness is inside a molecule: weak, easily influenced, but still present.

Third, atoms are the basic components of matter: vacuum is being defined as an absence of atoms. What are atoms? The quantum field theory tells us that each particle can generally be seen as a spherical field, an energetic field. If energy equals consciousness, does that mean atoms, or any other particles are conscious things?
We can take the case of two electrically charged particles. One is said positive, the other negative. In fact, we are describing their state. The positive state means that the particle has an electrical flux going from inside to outside, whereas the negative state is the opposite case. If we regard this phenomenon as the positive state took as a basic male state and the negative state as a basic female state, this phenomenon becomes interesting. Two positive states will repulse each other, the same for two negative states. And if you wonder why protons, of positive state, can stick together in the atomic nucleus, it is because of neutrons. Thus, helium does not have an isotope with only two protons and no neutron, indeed they will repulse each other. However, if we put one neutron in it, they will create a stable atomic nucleus.
Only a positive and a negative state can be attracted by each other. As their behavior is strictly regular and obeys to basic laws, mathematical equations were written to describe it accurately. As the consciousness fields of elementary particles are low, their consciousness is low, and with this they can only behave basically. As our consciousness is high, we have a complex behavior which cannot be easily written under the form of mathematical equations, as long as we know it. However, a few biological laws were found, which can be a way to understand how complex and rich is the level of consciousness of humanity.

Finally, no matter how small is a thing, it seems that consciousness can be found in them. Semantics appears to be a powerful tool.

3.2 Outside our bodies and beyond

As we said, there are things smaller than us (such as cells), and bigger than us (such as planets). We will in this part list and describe the things bigger than us, and see if we can find any trace of consciousness:
- planets;
- solar systems;
- galaxies;
- universe.

It will not be necessary to describe each of them, as the same logic can be applied to different levels. Planets, solar systems and galaxies will thus be described together.

First, the fact that a planet has a consciousness is not something that was not debated: in the middle of the 20th century, James E. Lovelock formulated the Gaia hypothesis, also called Gaia theory.[4] According to this theory, Earth can be seen as a living organism capable of regulating itself, with the organisms living on it taking a part in a kind of global balance. A few schools of thoughts were created from this idea and discussed the plausibility of such a hypothesis, on a scientific basis. There is no consensus yet.

As we said in the previous part, each consciousness can be taken as a spherical field. The wider the radius, the bigger the consciousness is. In fact, in this sphere, the energetic flux has the shape of a torus, with a vortex passing through the center of this sphere. Why a torus, why a vortex? Because the energy cannot disappear, it can only have a displacement, as it is recycling itself, leading to the torus shape. When a large amount of things wants to pass through a small point, the fastest way is to order things in a vortex shape. If it does not like this, it will block up, or be really slow.

It appears that Earth has the Van Allen radiation belt, with a torus shape. This torus is created by Earth itself, as Earth is like a big magnet. What if this torus reveals how big is the consciousness of Earth?

For example, using random number generators (RNG), scientists proved that when something big happen (for instance, the 911 terrorist attack), the whole humanity can have an influence on them. The deeper is the feeling, the bigger is the influence. RGN have regular results under normal conditions, but it appears that our thoughts, our consciousness, can influence them. As our thoughts can be cumulated, and have a strong influence, if our planet has a consciousness, can it feel these egregores? It is in fact a hot topic for many environmentalists who believe that Earth wants to fight back because it cannot stand anymore our thoughts nor our behavior against it. Lovelock himself wrote a book called The Revenge of Gaia: Why the Earth Is Fighting Back – and How We Can Still Save Humanity, on the subject. He may not believe that Earth has a true consciousness, however, it means that the question is an important subject.

A similar logic (using torus and vortex phenomena) can be applied to solar systems and galaxies.

Second, our universe is the one thing that we believe to have been created 13.8 billion years ago, after an event called Big Bang. According to group theory, it appears that our universe is not really a flat thing without any center. Each single thing from quarks to galaxies can be seen as a sphere with a center. Group theory tells us that it means that our universe is a sphere with a center. In fact, our universe may look like a gigantic galaxy, with an enormous black hole in its center. The whole universe is in fact a big fractal, with the same pattern appearing in each of its subparts. It is seen as flat only because we focus on the matter parts. Matter gathers on the equator plane of the sphere, but it does not mean that the whole thing is flat.

What we want to add also is that as energy cannot disappear, it does not have any beginning nor end. Our universe has a beginning, thus it is not the biggest thing that exists, nor the first. In fact, this fractal may continue, and our universe might be a part of a kind of supra-universe, as is the Milky Way in our “local” universe.

The most interesting part is that we already said: the wider the radius, the bigger the consciousness. If the radius of this supra-universe, or maybe of higher degree, is infinite, so is its consciousness. What can be an infinite consciousness?

An infinite consciousness is omniscient, knows everything, and understands everything. It is the biggest, the wisest, and the most powerful thing that exists. Is not that funny that this definition corresponds to the definition of God? If true, it will for sure make some people discuss deeply the question…

 

Human consciousness

Conclusion: A new paradigm for humanity?

As humans, we defined the consciousness egocentrically. If the consciousness is lower than ourselves, we say that it does not have one. If it is higher, it is not a matter of consciousness, it is a matter of religions, with this kind of persons being defined as prophets, or Gods. Each level of consciousness has a different way of feeling itself and the outside world, namely the world that is in fact outside our consciousness field.

Now that a new way of understanding consciousness and all that exists have been presented, we think that a new way of consideration under, at least, the animal and plant kingdoms is necessary. Humanity must take this kind of responsibility, as we have a high consciousness, leading to a high power. As the proverb says: With great power comes great responsibility!

 

Bibliography

[1] Robert van Gulick, « Consciousness », Stanford Encyclopedia of Philosophy (2004).
[2] Yvo Perez-Barreto, The man who talks to plants (2010).
[3] The Findhorn community, Findhorn gardens (1982).
[4] James E. Lovelock, Gaia: A New Look at Life on Earth (1979).

 

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Aparté spirituel sur la sincérité

Voici le troisième article de cette série, qui va temporairement être en pause au moins quelques mois. Il y a néanmoins assez à faire avec ces trois articles pour être rassasié pour quelques temps, croyez-moi…

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Reprenons là où la discussion s’était arrêtée. Voici la réponse de Caroline à mon message précédent :

Bonjour François,

J’ai bien compris tout ce que tu expliques dans ton message,  je te dis un immense merci pour tout le temps que tu as dû y passer.

Cependant, même en comprenant l’utilité et l’existence de nos parts d’ombre, dans le cas suivant, je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas comment réagir.

Mon fils Nicolas, 12 ans, n’a plus de père, mon mari est décédé en 2013. C’est aussi le père de ma fille Julie qui a avorté, Olivier est l’homme avec lequel je vis depuis 2 ans. Le problème est que mon compagnon Olivier s’énerve sur mon fils pour des choses insignifiantes, je n’arrive pas à comprendre son comportement. Du coup. je prends la défense de mon fils et après il s’énerve et me dit que je ne sais que prendre la défense de mon fils, jamais la sienne (parce qu’il ne voit que ces moments-là, il ne voit pas les moments où je suis d accord avec lui et où je reprends mon fils).

Situation de dimanche dernier : Nicolas n’a plus de pâte à tartiner, il prend des carrés de chocolat et me demande s’il peut faire chauffer son pain quelques secondes au micro-onde pour ramollir son chocolat. Rien de bien méchant dans tout cela. Mais Olivier commence à râler, et moi je dis oui à mon fils. Juste pour cette raison, Olivier part en colère et depuis il me dit que puisque c’est ainsi, il faudra attendre que les enfants soient partis pour se marier ou se pacser, alors qu’à l’origine on s’était mis d’accord de le faire l’an prochain !

Son fils à Olivier qui s’appelle aussi Nicolas nous a volé plein de choses (notamment les consoles de jeux de mon fils, ses jeux, de l’argent, entre autres). Lors de l’affaire du micro-onde, j’avais dit à Olivier : « Je n’ai rien dit à ton fils, je t’ai laissé gérer la situation, je ne me suis pas énervée alors que c’est bien plus important que de faire chauffer quelques carrés de chocolat au micro-onde ! » Mais Olivier reste sur ses positions et la situation entre lui et mon fils se dégrade de plus en plus.

Mon fils est dyslexique et ma fille est dyspraxique, tous les deux ont un handicap mais cela ne se voit pas, par contre cela leur cause pas mal de soucis, par exemple pour lire l’heure : Julie n’y arrive pas et Nicolas très difficilement. Olivier est lui est horloger bijoutier, et d’après lui, que mes enfants ne savent pas lire l’heure, c’est de leur faute. Il ne comprend absolument pas leur handicap…

J’en suis encore loin d’arriver à pratiquer tout ce que j’ai appris dans les livres ou tu ce que tu me dis mais cela me fait un bien fou de te lire.

Merci encore de l’aide que tu m’as apportée.

Voici ma réponse :

Bonjour Caroline,

Je comprends parfaitement ton problème, ce pourquoi je vais axer mon message sur l’explication du concept de sincérité.

Le problème de l’humanité est que les hommes ne sont pas sincères envers eux-mêmes. L’orgueil a plusieurs définitions, mais il y en a une qui dit que c’est l’inverse de la sincérité. En clair, il y a une forme d’orgueil qui est que l’on ne reconnaît pas ses fautes ni son manque de logique et d’impartialité. Une fois que l’on a compris que quasiment 100% de la population mondiale n’est pas sincère, alors on comprend le pourquoi de tant de conflits inter-ethniques, de tant de conflits familiaux.

Pour aller au-delà de l’orgueil et développer la sincérité vraie, la sincérité libératrice, cela passe d’abord par la reconnaissance de nos contradictions. La sincérité se développe aussi quand on met toutes les possibilités sur un même pied d’égalité. Cette dernière phrase est importante, voici un exemple : quand ma petite sœur était plus petite, elle m’avait demandé plusieurs fois de l’aide. Des fois, c’était plutôt simple, et il n’y avait pas de problème particulier. Par contre, d’autres fois, elle s’énervait et m’envoyer balader alors que je ne faisais qu’aider sans avoir dit quoique ce soit d’indigent. Que se passait-il dans ces situations ? En fait, elle avait marqué son cours et il était clair que soit ce que la prof avait dit était faux, soit elle avait mal recopié. Pendant le cours, c’était pourtant ce qu’elle avait compris. Vu que c’était faux, forcément, elle ne pouvait pas réussir ses exercices. Je lui ai donc dit la véritable règle à appliquer, et elle m’a dit que ce n’était pas possible, que la prof n’avait pas pu se tromper, et que de même, elle n’avait pas pu se tromper en recopiant.

C’est là où l’orgueil s’est exprimé : à partir du moment où certaines possibilités apparaissent mais que l’on ne leur donne pas leur chance, que l’on affiche directement le fait que forcément, ces possibilités ont zéro pourcent de chance d’être vraies, l’orgueil est derrière à la manœuvre. Vu que Camille était manipulée par son égo, elle n’a pas supporté ma « nouvelle » règle, s’est énervée et m’a demandé de partir. Si je prends cet exemple, c’est aussi pour montrer la continuité de l’égo, car c’est arrivé plusieurs fois.

Pour ce qui est d’Olivier, tu t’en étais aperçue, il a certains aspects où effectivement il n’est pas sincère. Si tu estimes que c’est vraiment dérangeant pour votre couple, tu peux essayer de lui en parler, en le mettant, gentiment, devant ses propres contradictions.

Je te dis cela car j’ai bien sûr rencontré des problèmes avec ma femme, même si depuis la plupart ont été réglés. Je vais prendre un exemple qui montre une situation banale, un peu comme celle du pain au micro-onde, qui dégénère. Alors que si elle avait été sincère, il n’y aurait pas eu de problème et en 5 minutes tout aurait été expliqué. Il y a un an, un soir de week-end, vers 18h, elle a fini son travail et peut rentrer à l’appartement. Problème, il pleut pas mal et elle a oublié de prendre son parapluie. Je suis exceptionnellement dans le salon et mon téléphone portable était en train de charger dans la chambre, donc je n’ai pas entendu ses appels, impossible de me joindre. Elle aurait espéré que je prenne l’initiative de venir la chercher directement à son travail avec un parapluie, chose que je n’ai pas faite. Le problème en rentrant est que je lui ai dit que ce n’était pas grave. Elle s’est donc énervée pendant plus d’une heure, impossible de lui causer. Vu que je ne comprenais pas la situation, je lui ai donc demandé ce qui n’allait pas, et il m’a fallu insister pendant plusieurs dizaines de minutes pour qu’elle m’avoue enfin ce que je ne comprenais pas :
- en Chine, les manteaux sont des vêtements comme les autres, il faut les laver aussi régulièrement que les pantalons ou le reste. Bien sûr, la fréquence dépend des gens, mais de façon générale ils sont vus comme des vêtements qui ne sont pas là que pour protéger, mais qui sont surtout à protéger. Ainsi, il faut toujours avoir un parapluie sur soi, car l’eau de pluie ne leur fait pas du bien, va changer leur odeur, etc. En France, on lave son manteau s’il y a des tâches, s’il est trop sale (poussière, boue, etc), pas parce qu’il a reçu de l’eau de pluie, sauf en cas de très forte averse. De plus, en France, le manteau est clairement un outil très pratique pour nous protéger, avec une capuche, il sert souvent à se passer de parapluie. En Chine, la capuche ne sert qu’à se préserver du vent, et exceptionnellement de la pluie quand on oublié son parapluie, le reste du temps, s’il pleut, même un tout petit peu, un petit crachin, ils vont sortir leur parapluie.
- de plus, en France, on a tendance à dire « Ça va, ce n’est que l’eau, tu n’es pas en sucre, va prendre une douche bien chaude et on n’en parlera plus ». Non, en Chine, ils sont persuadés qu’ils vont avoir une crève affreuse qui va les coucher au lit pendant plusieurs jours, le fait de ne pas avoir de parapluie est une question de survie absolument vitale.
- pour elle, vu que c’était très important, elle a été absolument horripilée par le fait que je dise que ce n’était pas grave, à tel point que je lui aurais dit que je la quittais ça aurait eu, sur le moment, le même effet.

Vu que je ne savais pas tout cela, je ne pouvais pas le deviner, mais pourtant, il lui a fallu plusieurs heures pour qu’elle m’explique tout cela. Pourquoi ? Encore une fois, l’égo et les orgueils qui lui sont associés sont dans le coup. Elle m’a dit qu’il était impossible que depuis le temps que j’étais en Chine je ne sache pas cela, et que de toute façon ça fait partie d’une sorte de logique universelle, tout le monde sait ces connaissances de base. Comme on peut le voir, encore une fois, il y a eu déni du fait que certaines possibilités soient à plus de zéro pour cent de chance. Elle ne pouvait pas accepter qu’effectivement je ne le savais pas, je l’avais forcément consciemment laissée revenir sous la pluie pour qu’elle choppe une crève d’enfer et perde son temps à tout relaver. La logique d’une personne en colère est toujours tordue et incohérente. On a eu plusieurs conflits de ce genre, et à un moment j’ai eu une réflexion qui lui a fait beaucoup d’effet : je lui ai dit que je n’étais pas son ennemi, et que jamais je n’agirai en tant que tel ; si jamais j’avais à son encontre un comportement nuisible, ce ne pouvait être qu’un malentendu, et non pas un comportement fait avec une mauvaise intention. De toutes les heures que l’on a passé à s’expliquer, c’est cette phrase qui a eu le plus d’impact, celle qui a le plus ébranlée son égo.

Si elle avait été sincère dès le début, elle m’aurait demandé directement les raisons derrière mon comportement, et elle m’aurait directement cru, la vie est aussi simple que ça. C’est l’égo qui complique tout, avec tous les orgueils associés.

Pour défaire les orgueils, il faut donc aller au fond des choses et poser les questions qui permettent de remonter aux germes nourrissant les différents orgueils. Ça aussi c’est un travail que l’égo ne veut pas que l’on fasse. Si ma femme aime que j’aille au fond des choses dans le domaine du spirituel, elle pense que ce n’est pas vraiment bien dans les sujets de la vie de tous les jours car ça complique tout. C’est encore une fois faux : les petits problèmes non réglés deviennent de gros problèmes qui vont exploser plus tard, j’en ai été de nombreuses fois le témoin. De plus, il suffit souvent de quelques minutes. Je trouve ça par exemple complètement incroyable qu’elle préfère refuser de répondre à une question simple et perdre 10 minutes à ne faire que refuser de répondre plutôt que de prendre 5 minutes à répondre directement et simplement ! Même si elle a beaucoup changé depuis qu’elle est avec moi, il lui reste encore beaucoup de travail pour dépasser tous les orgueils qui la malmènent.

 

Pour ce qui est d’Olivier, voici par exemple les questions que tu pourrais lui poser :
- La dyspraxie et la dyslexie sont des maladies parfois mises, à tort, sur le compte de la mauvaise volonté. Puisque tu sais que ces maladies sont réelles, pourquoi ne reconnais-tu pas le fait que Julie et Nicolas ne font pas montre de mauvaise volonté à lire l’heure ? Qu’est-ce qui te bloque au fond ?
- Qu’est-ce qui te bloque dans le fait que l’on mette du pain au micro-onde ? Y a-t-il un argument scientifique derrière tout ça, ou alors est-ce culturel voire personnel ? Pourquoi une telle importance ?
- Pourquoi cherches-tu des excuses et des opportunités pour enfoncer Nicolas ? Qu’est-ce qui, en lui, te bloque ? Cela vient-il du fait que ce n’est pas ton fils biologique ? Qu’il porte le même prénom que ton fils ? Si oui, vas-tu chercher à changer cette vision des choses ? Si ce n’est pas ça, alors qu’est-ce qui tout au fond te bloque chez lui ?
- Pourquoi chercher des excuses pour faire du chantage sur notre relation ? Quel est ton but le plus profond au final ?

Je ne fais qu’énoncer des exemples pour te donner l’inspiration, à toi de voir quelles sont les questions que tu lui poseras, dans quelles conditions, etc. Je pense que tu vois déjà à la lecture de ces questions l’énorme joie intérieure que tu ressentiras si jamais tu arrives à obtenir les réponses. Je suis d’accord que certaines de ces questions font un peu tabou, mais justement, ce sont les tabous d’une société qui font que l’on ne peut pas parler de certaines choses, ce qui au final fait que ces germes de peur ne peuvent jamais être libérés, puisque personne ne peut en parler…

C’est très simple : à l’origine, dans le continuum espace-temps dans lequel on baigne, il y a deux types de germe : l’amour et le non-amour, ce deuxième étant judicieusement appelé « la peur ». Tous les blocages à l’origine des comportements d’Olivier s’expliquent par les germes de peur qu’il a cultivé intérieurement. Le fait est que maintenant, vous partagez ces germes de peur, et les libérations se feront donc pour vous deux, même s’il est probable qu’elles soient plus importantes pour lui. Les libérations ne se feront évidemment que si Olivier ne déballe au moins une partie de ses blocages.

 

J’ai deux exemples de libération à te raconter qui ont eu lieu après avoir tout déballé : ma femme avait un blocage au niveau d’une expérience qu’elle a eu au lycée (je ne raconte pas les détails, c’est une histoire de menace, de harcèlement, de trahison, etc). Elle a mis beaucoup de temps à me la raconter, mais un jour, à force de lui poser des questions pour savoir le fond de la chose, tout lui est revenu en mémoire et elle m’a tout raconté. Puis elle m’a dit qu’elle se sentait bizarre, et elle a commencé à pleurer. Elle m’a dit qu’elle ne pouvait pas s’arrêter, que c’était comme si une énorme masse énergétique était en train de sortir de son diaphragme. C’est justement là où se trouvent le chakra du cœur ainsi que l’âme et l’esprit. En tout, elle a pleuré environ une demi-heure. Cette peur était partie, car on a libéré et transformé le germe de peur qui y était. Même si elle ne peut toujours pas pardonner au garçon qui lui a fait tout ça, au moins elle a transformé un des plus gros germes de peur en elle.

J’ai moi aussi eu une expérience de ce type. Il y a 8 mois, j’ai lu « Ce clou que j’ai enfoncé », de Daniel Meurois, et ça m’a chamboulé. Je me suis senti bizarre pendant deux jours après sa lecture. Grâce à ce livre, je me suis aperçu que je me suis toujours cru une victime de la société et de l’univers tout simplement car je me suis créé un univers dans lequel j’étais victime ! Le simple fait de me voir victime dans beaucoup de situations fait que je continuais de créer une telle situation. J’ai donc dû surpasser ce que j’appelle l’orgueil de la victime, qui est l’orgueil qui pousse une victime à ne pas reconnaître que c’est elle, et non pas le bourreau, qui est à l’origine de sa situation de victime. De plus, le statut de victime n’existe pas en soi, tout est une question de point de vue ! Tu peux très bien revenir de vacances et voir un dégât des eaux, mais plutôt que de te voir en victime, tu peux régler le problème en quelques heures, quelques jours, avec l’aide d’amis ou en appelant le plombier et les assurances. Toutes ces choses, tu peux les faire avec entrain, avec le désir de régler ces problèmes une bonne fois pour toute, mais moi, je me serais vu dans la position du maudit pourchassé par je-ne-sais-quelle force obscure de l’univers ! Je me suis aperçu que j’avais une sorte d’orgueil qui m’empêchait de voir que tout est une histoire de point de vue, et que de plus, tout est créé par nous-mêmes ! Après la lecture du livre, je me suis avoué à moi-même qu’il fallait que sincèrement j’accepte que je ne suis pas une victime. Que je n’ai qu’à changer de point de vue et de façon de penser par rapport à tout ce que je vis en permanence ! Je me suis ainsi senti bizarre pendant deux jours puis le troisième jour, après m’être réveillé alors que ma femme dormait encore, je suis allé dans la salle de bain ne sachant pas que faire, et me sentant de plus en plus bizarre. Puis je me suis mis à pleurer, comme Mélodie un an plus tôt, pendant une demi-heure, comme si quelque chose d’énorme était en train de sortir au niveau de mon diaphragme. Cela n’a en fait rien à voir avec de la tristesse qui vient de pensées négatives comme celles de la mort d’un proche, c’est vraiment quelque chose de libérateur, comme si énormément de choses étaient en train de sortir. Pour moi, c’est le germe de peur lié à l’orgueil de la victime qui a été libéré ce jour-là.

Je ne dis pas que vous aurez la même expérience si jamais Olivier se confie à toi, mais sache tout du moins que tu te sentiras libérée d’un gros poids. Sois juste certaine que tu réussiras un jour à transformer ces germes que tu as d’un certain point de vue pris plaisir à cultiver, et tout devrait bien se passer.

Ce dialogue s’arrête donc momentanément ici, mais j’aimerais conclure avec une phrase un brin taquine : « Tout le monde adore la sincérité, jusqu’au jour où on rencontre quelqu’un qui la pratique ».

À méditer…

 

Bibliographie

- « Ce clou que j’ai enfoncé », de Daniel Meurois

 

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Aparté spirituel sur le déni de nos parties d’ombre

Je continue ma série des apartés spirituels avec ce deuxième article centré sur le déni de nos parties d’ombre, suite direct de l’article sur l’avortement. L’image du symbole taoïste du yin et du yang ci-dessous est l’illustration parfaite du cœur de cet article. Le principe de base de cette série est une discussion spirituelle entre une amie de ma mère et moi-même. J’espère que cette discussion vous sera aussi d’une grande aide.

 

Symbole taoïste du yin et du yang

 

Reprenons donc là où la discussion a été laissée. Le dernier message de Caroline dans l’article sur l’avortement étant incomplet, voici la deuxième partie :

Bonjour François,
Je te remercie infiniment pour ton mail de l’autre jour. [...]
Mes interrogations à moi sont autres. Je ne comprends pas pourquoi j’ai attiré à moi l’homme avec lequel je vis actuellement. Il est charmant, il m’aide beaucoup, il a plein de qualités mais voilà c’est un pur terrien ! Avec lui aucun discours possible sur l’au-delà, la vie ailleurs, le sens des maladies, etc… J’ai lu pendant des années, je me suis documentée, j’ai assisté à des tas de conférence, j’ai fait l’école de Claude Sabbah en biologie totale, j’ai fait de la PNL, de l’ hypnose ericksonnienne, entre autres… Mes enfants sont élevés dans ce sens là… Il sait pour Julie mais je ne peux même pas lui expliquer que si elle gardait l’enfant ça ne serait pas un drame, qu’au contraire ce serait du bonheur et que cet enfant aurait choisi ça… Comment peut-on attirer à soi son opposé ? Je ne sais pas ce que tu en penses, je me confie à toi parce que vraiment ça me perturbe, je pense bien sûr que j’ai choisi cette experience mais je n’en comprends pas le sens !
Je te remercie de m’avoir lu.
Amicalement
Voici ma réponse à Caroline :

Bonjour Caroline,

Je pense savoir d’où vient ton problème. Il y a certainement des choses que tu sais déjà dans ce que je vais t’expliquer maintenant, cependant, ce n’est pas grave, je vais justement pouvoir lier beaucoup de choses que tu sais déjà ensemble, ce qui devrait pouvoir te donner une vue plus panoramique sur la vie.

Nous sommes des créateurs, nous sommes nés pour créer, il n’y a rien qui existe sur cette planète qui n’a pas été créé. Le plus gros problème de l’humain est qu’il crée, en permanence, sur trois niveaux : le niveau mental, le niveau de l’âme, et le niveau de l’esprit. En psychologie, on parle de conscient, de subconscient, et de supraconscient. Vu que l’on n’est pas pleinement relié et centré vers notre âme et notre esprit en permanence, l’on ne connaît que ce que le mental veut. En clair, notre Volonté, c’est notre pouvoir créateur, et les trois niveaux créent en permanence. Si donc le fait que tu aies attiré a toi ton opposé ne venait pas d’une volonté de ton mental, cela a pourtant été créé, donc c’est une autre partie de toi-même qui l’a créé. Que ce soi le subconscient, le supraconscient, ou les deux ensemble, cela ne change rien à l’affaire, ils ont créé cette réalité dans laquelle tu as attiré ton opposé.

Comment marche ce modèle de création ? Beaucoup disent que cela marche sur le modèle du magnétisme, cependant, le magnétisme, vu comment il est défini actuellement, c’est « le plus attire le moins », or, quand tu crées quelque chose, tu n’attires pas l’opposé de ce que tu crées, tu te mets sur une certaine longueur d’onde et tu attires à toi ce que tu crées. En fait, la création marche plutôt selon le plan de la gravitation : tu as un plan plat style nappe de pique-nique, puis tu crées un trou, une dépression, dans la nappe, par exemple en plaçant une pomme dessus. C’est simple : en création, tu crées comme une dépression dans la nappe énergétique, et tu fais une dépression d’une certaine longueur d’onde. Ainsi, par gravitation, quelque chose d’une même longueur d’onde va tomber dans ce trou, dans cette dépression. Tu auras créé cette réalité en plaçant plein de trous de plein de longueur d’onde différentes, et l’univers va forcément remplir les trous que tu as créé. C’est comme si tu avais un trou dans le sol, et que tu renversais un arrosoir à côté du trou. L’eau va naturellement (et obligatoirement) aller le combler. L’univers marche de la même façon.

Pour revenir sur le magnétisme : en fait, il n’existe qu’une seule force dans l’univers, l’électromagnétisme. Le problème est que vu la façon limitée dont les scientifiques voyaient cette force, Einstein est venue sur Terre pour nous expliquer le modèle du continuum espace-temps, et la façon dont la gravitation est créée. Actuellement, des scientifiques disent que Einstein s’est trompé et que notre univers est entièrement régi par l’électromagnétisme, cependant, ils passent trop sous silence les bienfaits du continuum espace-temps. En fait, la vérité se trouve encore une fois entre les deux : l’électromagnétisme (ou magnétisme) est une force qui attire les opposés à petite échelle, mais qui attire les identiques à grande échelle. Le continuum espace-temps est créé par l’électromagnétisme de grande échelle. En clair, tout l’univers est régi par le magnétisme dont parlent les maîtres spirituels, mais il faut cependant faire attention aux définitions, ce pourquoi j’ai écrit ce paragraphe.

Donc, tu as ta partie spirituelle qui a créé un trou qui a attiré, via gravitation ou magnétisme (les deux termes reviennent au même), ton mari, qui a la caractéristique « terrien ». Je pense que tu sais déjà cette conclusion car tu as toi-même dit que tu as choisi cette expérience, donc que tu l’as créé. J’ai toutefois pensé que t’expliquer en détail la création pourrait t’être utile. De plus, cela pourra peut-être te faire comprendre que tout ce que tu vis a été voulu par au moins une de tes trois composantes, c’est-à-dire, soit le mental, soit le subconscient, soit le supraconscient.

Les maîtres réalisés comme Jeshua (le nom original de Jésus en araméen) pouvaient créer à partir de rien tout simplement car ils ont pu unifier la volonté de leurs trois parties : quand le mental, l’âme et l’esprit ont exactement la même volonté, alors on peut créer de manière instantanée tout ce que l’on décide de créer.

Maintenant que l’on sait « comment » tu as créé cette réalité, il nous faut voir le « pourquoi ».
Je vais essayer de prendre plusieurs exemples pour montrer la partie de toi qu’il te reste à travailler. Le travail n’est pas forcément dur, c’est surtout une histoire de prise de conscience. Ces deux exemples au premier abord ne te paraîtront pas pertinents pour ton cas, j’expliquerai en fin de message où je voulais en venir.

 

Je vais commencer avec l’exemple du végétarisme. Je l’ai déjà écrit dans le premier mail que je vous ai envoyé, l’important n’est pas ce que l’on fait, mais la façon dont on le fait. Très bien, alors si on est végétarien par amour pour les animaux, c’est fantastique, vu que le fond de notre pensée, c’est l’amour des animaux. En fait, c’est le point sur lequel de nombreuses personnes ont tort…

Notre monde, le continuum espace-temps, est fait de cycles. De petits cycles forment de grands cycles, qui sont la composante de plus grands cycles encore. Les humains sont, comme toute la création, pris entre deux cycles. Les plus petits cycles que l’humain sont ceux qui seront « victimes » de l’humain. Les humains sont victimes de prédateurs que les religions appellent démons, qui se nourrissent de l’énergie humaine. Ainsi, un humain normal, pas encore totalement réalisé sur le plan spirituel, sera le prédateur de cycles plus petits, et sera la victime de cycles plus grands.

Un être totalement réalisé sur le plan spirituel n’a plus à se réincarner, et même s’il se réincarne, il ne nourrira aucun démon énergétique, et peut même ne pas manger du tout (ou alors être seulement végétarien) pendant toute la durée de son existence. Vu qu’il n’a plus grand lien avec la matière, il n’est plus influencé par ces cycles. Cela ne veut pas dire que s’il s’incarne il se détournera de la matière, au contraire, il l’aimera pour ce qu’elle est : une illusion utile, autant partie de la création que le reste. Un maître ne dira jamais que la matière est abjecte et à l’origine du mal et de la corruption spirituelle, il ne dira jamais que le monde de l’esprit vaut plus que le monde matériel, il sait la valeur de chacun d’eux. Si le monde matériel était inutile, sans valeur, il n’existerait pas, il n’aurait pas été créé, tout simplement.

Vu qu’un maître réalisé ne mange pas de viande animale par amour pour eux, et parce qu’il n’en a pas besoin, certains pensent que pour être d’un haut niveau spirituel, cela doit passer par le végétarisme. Et c’est à ça que je voulais en venir.

Un maître réalisé peut ne pas manger de viande animale, cependant, c’est parce qu’il est déjà passé par la compréhension et l’acceptation de son status de prédateur ainsi que de celui de proie. En clair, le végétarisme prôné par les vrais maîtres spirituels est la conséquence de leur haut niveau spirituel, et non pas la cause.

Ainsi, et c’est très important, de nombreuses personnes deviennent végétariennes alors qu’elles n’ont accepté ni leur côté prédateur, ni leur côté proie. Ces personnes sont dans le déni, elles ne veulent pas accepter le fait qu’elles ont des parties d’ombre, pour ces personnes, leurs zones d’ombre n’existent pas, alors qu’en fait elles ne font que les cacher sous le tapis. Elles se mentent à elles-mêmes.

Le problème du végétarisme quand on est dans le déni de nos parties d’ombre, c’est que les protéines végétales sont certes plus légères d’un point de vue énergétique (ce qui est mieux pour la méditation), cependant, elles nourrissent aussi bien moins le corps. Toutes les protéines ne se valent pas. Un maître n’aura pas de carence car il peut se sustenter via la partie éthérique de l’univers. Un végétarien qui ne se nourrit ainsi que pour le bien-être des animaux n’a pas encore le niveau spirituel assez élevé pour ne pas avoir de carence. Bien sûr, ça ne veut pas dire que les végétariens ont des problèmes qui se verront rapidement, je parle sur le long terme.

Pour revenir au « l’important n’est pas ce que l’on fait, mais la façon dont on le fait », c’est exactement le cas ici : l’important n’est pas de manger de la viande ou non, l’important est la façon dont on le fait. Si on est végétarien par déni de notre partie « prédateur », alors on ne le fait pas de la bonne façon, au contraire, on se ment à soi-même, et le mensonge est tout sauf une vertu spirituelle. Si au contraire c’est la conséquence de notre haut niveau spirituel qui nous amène au végétarisme, alors il n’y aura aucun problème. Le végétarisme va même faire que l’on devrait mieux entrer en état de méditation.

Ainsi, Daniel Meurois est végétarien, mais c’est bien parce c’est un être réalisé qui a déjà accepté toutes ses facettes. Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’il faut soutenir l’exploitation animale telle qu’elle est faite actuellement, cependant, il y a une différence entre ne pas soutenir la non-humanité d’une industrie et le fait de pas vouloir manger de viande animale du tout par principe.

 

J’aurais un autre exemple. Depuis petit et jusqu’à il y a quelques années, j’avais une profonde aversion pour les voleurs et les pickpockets (et pas que pour eux d’ailleurs). Je veux dire par là que je les voyais tels des monstres inhumains qui n’ont aucune compassion pour autrui, à la limite, des gens qui ne méritent pas d’exister. Oui, j’étais (un peu) extrême quand j’étais plus jeune. Je ne parle évidemment de la petite fille affamée qui vole une orange, mais bien d’adultes qui paraissent entièrement conscients des dégâts qu’ils sont en train de faire.

Bref, rien que de voir des news à leur propos pouvait me mettre en colère intérieure, une profonde envie de leur coller une bonne raclée.

Maintenant, je rigole de voir que j’étais aussi extrême il n’y a encore pas si longtemps.

Après avoir lu quelques livres et articles de spirituel, j’ai eu une pensée dans la rue en Chine. Il y a de nombreux stands non surveillés en Chine, c’est-à-dire qu’il y a des magasins au rez-de-chaussée de tous les immeubles en Chine, et ils ont des stands dehors. Si les gérants sont dans le magasin, ils ne voient rien de ce qu’il se passe dehors, seule l’honnêteté des gens fait qu’ils vont prendre un objet à l’extérieur et l’emmener dans le magasin pour régler la note. C’est à ce moment-là que j’ai eu une sorte de déclic. En fait, j’ai eu comme juste l’espace d’un instant le désir de voler quelque chose. Cette pensée ne m’a pas amené à voler, mais m’a fait prendre conscience de quelque chose : j’ai une partie de moi qui est voleuse.

C’est-à-dire que j’étais dans le déni : non, je suis trop parfait pour avoir une partie de moi qui voudrait voler la moindre chose, les voleurs sont des gens inhumains qui sont à la limite d’avoir une âme.

Et c’est bien ça le truc : ce n’est pas qu’il ne faut pas voler car c’est mal, c’est juste que quand on est un être spirituellement évolué, on ne vole pas. Et l’être spirituellement évolué ne vole pas car il sait ce qu’est être voleur (c’est-à-dire qu’il a connu le désir de voler), et sait ce qu’est être volé, il connaît les deux facettes, les deux aspects. En clair, l’être spirituellement évolué ne vole pas car il a accepté ses deux facettes, et que vu qu’il crée en permanence son univers, il crée un univers dans lequel il ne vole pas, et dans lequel il n’est pas volé. Il connaît le résultat de ces deux actions, et il ne veut créer que le bonheur, donc il ne créera pas de telles expériences.

Une fois cette expérience entièrement comprise, je me suis aperçu que maintenant quand je voyais une news sur un voleur, c’est comme si je me voyais moi dans le rôle du voleur et du volé, et que je comprenais entièrement ce qu’il s’était passé. Les deux personnes ont voulu avoir cette expérience, les deux personnes se sont attiré par gravitation et il s’est passé ce qu’il s’est passé. Je trouve même que voir l’univers réagir si exactement à notre volonté a quelque chose de… parfait.

 

Pour revenir au problème que tu penses avoir actuellement, pour moi, tu as eu le même problème que tous ceux qui sont passés par l’expérience de la matière, c’est-à-dire que tu es arrivé à un stade où tu penses être sur la bonne voie, et que les autres devraient être aussi ouverts sur le mystère de la vie que toi.

Mais pour être ouvert sur le spirituel, il faut d’abord avoir goûté au fait d’y avoir été fermé.

En clair, tu as par le passé, dans d’autres vies, été fermée au spirituel. Il est important de comprendre que le temps n’existe pas. On pense que le temps est une ligne horizontale de longueur infinie, sans début ni fin, cependant, ce n’est pas ainsi que cela se passe. Le temps est en fait une ligne verticale sans début ni fin. En clair, tout se déroule dans un seul et même instant de durée zéro. Les vies où tu as été fermée au spirituel existent toujours dans la grand disque dur de l’univers, les annales akashiques, elles n’ont pas disparu. Tout se déroule dans un seul et même instant, cependant, le continuum espace-temps a été créé pour nous permettre d’expérimenter notre réalité. C’est grâce à lui que l’on pense que le temps est quelque chose de continu avec passé, présent et futur..

En bref, si tu penses qu’aucune partie de toi n’est fermée au spirituel, alors tu entres en contradiction directe avec tes vies antérieures qui ont bien eu lieu et qui ont toujours lieu en ce moment même.

Pour te montrer cette contradiction, ton subconscient a donc créé naturellement une réalité dans laquelle tu vas faire face à cette partie de toi que tu renies.

Quand tu regardes et que tu écoutes ton mari, essaie de te voir en lui, essaie de voir que c’est aussi une partie de toi qui parle à travers lui, la différence étant que cette partie de toi a plusieurs centaines d’années, peut-être même des milliers. Puisque le temps n’existe pas dans l’absolu, cette différence n’est même pas à marquer.
Tu t’apercevras plus tard que l’on peut faire ce même exercice pour toute personne dans ce monde : dès que tu es en profonde contradiction avec quelqu’un, dis-toi que c’est une autre facette de toi-même, que tu as oublié, qui s’exprime à travers cette personne. Que ce soit un politicien corrompu, une péripatéticienne, un violeur, un bourreau, un terroriste, on a joué tous les rôles possibles et imaginables dans nos vies antérieures.

Évidemment, la vérité existe toujours : oui le spirituel existe, oui, quand on est évolué on ne vole pas, on ne mange pas d’animaux, on ne commet pas d’actes terroristes. Cependant, il faut bien digérer ceci : on ne demande pas d’être d’accord avec ceux qui sont fermés au spirituel (cela marche aussi avec les autres exemples), on demande de comprendre leur raisonnement, leur logique, et de voir cette partie de nous, qui a fait l’expérience d’être fermée au spirituel, en eux.

Quand je vois un voleur maintenant, je ne suis pas en train de penser qu’il a raison de faire ce qu’il fait. Par contre, je suis totalement capable de comprendre la façon dont il se ment à lui-même, je suis totalement capable d’appréhender sa logique interne parfois tordue.

C’est ça à mon avis que tu avais à comprendre. On en revient encore au « l’important n’est pas ce que l’on fait, mais la façon dont on le fait », tu pensais que l’important était de t’intéresser énormément au spirituel, sauf que tu ne pensais pas que tu le faisais avec autant de zèle parce que tu étais dans le déni de ta partie « terrienne ».

 

J’ai un dernier exemple qui devrait te montrer comment je m’étais perdu en route. J’ai toujours été passionné par la lecture, par le spirituel, par les études, et je pensais que si l’on étudiait avec sincérité chaque livre produit sur cette planète, on finirait par avoir une réponse très proche de la vérité. Ainsi, je passais énormément de temps à lire des articles et des livres, à vouloir tout comprendre, tout apprendre.

Puis à force de lire Daniel Meurois, ainsi que d’autres (voir la bibliographie plus bas), je me suis aperçu que je m’étais fourvoyé : la lecture devait faire office de moyen pour arriver à un but, obtenir mon salut, le bonheur inconditionnel. Quand je me suis aperçu que j’avais enfin trouvé les réponses que je voulais, j’ai été intérieurement chamboulé : à quoi cela sert de continuer à lire ? Après tout, j’ai déjà eu les réponses à quasiment toutes les questions que je me posais. Pourquoi continuer à lire alors qu’il ne te reste plus qu’à appliquer ? Je me suis donc retrouver avec des articles que je prévoyais de lire, mais plus aucune envie. Il ne fallait plus lire mais appliquer. À quoi cela sert-il de lire en boucle des conseils si on ne fait que lire, et que l’on applique pas ? Je me suis aperçu que je lisais pour lire, et que la lecture n’était plus un moyen, mais un but. Je me suis alors demandé si je serais heureux si j’avais la capacité de lire tout ce qui existe. Ma réponse a été : non ! Même si c’était possible, je ne serais pas heureux. Intérieurement, je le savais.

J’ai donc eu une sorte de tempête intérieure qui a duré quelques semaines. Depuis, j’ai enfin trouvé ma voie : il faut appliquer ce que l’on sait, et ne pas avoir de besoin, seulement des préférences. Cela veut dire que oui, je continue de lire, mais je lis moins, je lis mieux, et si je suis temporairement dans l’impossibilité de lire quoique ce soit, ce n’est pas grave, j’ai déjà intérieurement cette étincelle d’allumée, mon bonheur ne dépend plus de paramètres extérieurs.

Bref, je suis passé par la période « l’important n’est pas ce que l’on fait, mais la façon dont on le fait » plus d’une fois, et au-dessus, c’est ma plus récente expérience. L’important n’était pas de lire, mais le pourquoi on lit. Je lisais par besoin et non par préférence, la lecture était un but et non un moyen, j’étais dans le déni d’une partie de moi-même. Je me mentais à moi-même.

Je sais maintenant ce qu’est la sincérité. Ce n’est pas quelque chose qui vient du mental, mais du cœur, ou disons du chakra du cœur, c’est là où se trouvent notre âme et notre esprit. Il faut donc chercher la sincérité à tout prix, car c’est d’elle que nous vient la clé de ce que j’appelle le « salut ». C’est elle qui nous dit, si on l’écoute, quand on se ment à nous-mêmes, et quand on est honnête avec nous-mêmes. Il y a de nombreux domaines où je pensais être honnêtes avec moi-même, mais ça n’a pas été le cas au final, après analyse sincère.

Ce que je veux dire par là, c’est qu’il faut que tu te poses la question : est-ce vrai que je me mens à moi-même quand je pense qu’aucune partie de moi n’est fermée au spirituel ? Si tu écoutes, tu devrais entendre « oui ! » venir du cœur ! Tu t’apercevras que tu n’es pas si différente de ton mari que cela, et surtout, tu te sentiras plus complète qu’avant ! Comme si tu retrouvais une partie de toi longtemps oubliée ou abandonnée. Tu t’apercevras que bien que tu ne sois toujours pas d’accord avec la vision des choses de ton mari, cela ne va plus te déranger, tu l’accepteras facilement, après tout, c’est une partie de toi-même, comment ne pas s’accepter ?

C’est pour cela que ton âme a créé une telle expérience, j’espère que tu estimes sa haute valeur à présent.

Bien à toi.

 

Ma réponse s’était terminée ainsi, mais j’aimerais revenir sur le symbole du yin et du yang qui se trouve au début de cet article. On peut donc voir une partie lumineuse avec de l’ombre dedans, et de l’ombre avec de la lumière dedans. Que cela veut-il dire ? C’est en fait complètement lié à cette histoire de déni. La vraie lumière, la lumière complète, symbolisée généralement par la couleur « dorée », est en fait mi-ombre, mi-lumière. C’est comme si sous ce symbole en noir et blanc symbolisant le monde de la dualité, le monde de la relativité, se trouvait en fait la base de tout, le monde de l’absolu, de couleur « or ». Le yin et le yang ne sont que des dérivées, des sous-produits, de ce monde de l’absolu. Ce symbole du yin et du yang est très important car il montre bien que l’ombre est autant partie de la création que l’est la lumière, et que dans la lumière se trouve l’ombre, tout comme l’ombre se trouve dans la lumière.

Ainsi, le déni a lieu quand une personne confond le monde de l’absolu, qui est de couleur uni, avec le monde de la dualité, qui est polarisé. Ainsi, pour certaines personnes dans le déni, elles vivent comme si le symbole du yin et du yang était en fait totalement blanc. Pour ces personnes, l’ombre n’existe pas, et elles vivent comme si l’ombre n’existait pas. Elles ne se rendent pas compte qu’il leur manque toute une polarité, qu’elles rejettent totalement, ce qui va être un jour ou l’autre à l’origine d’une grande souffrance. À l’inverse, certaines personnes vivent comme si le symbole du yin et du yang était totalement noir. Pour ces personnes, le monde n’est que souffrance, la création n’est que souffrance, il n’y a rien à sauver. Elles ne se rendent pas compte non plus qu’il leur manque toute une polarité, et c’est ce rejet (inconscient) de leur polarité de lumière qui est l’origine de leur souffrance. Ces personnes sont généralement nihilistes et/ou matérialistes.

Pour revenir sur le symbole du yin et du yang, voici ce qu’il y a à comprendre, en reprenant la situation de Caroline : Caroline pensait qu’elle avait des qualités et des défauts, des parties de lumière et des parties d’ombre. Ses qualités étaient par exemple sa tolérance, son ouverture spirituelle, etc. Ses défauts étaient un manque d’acceptation de certaines points de vue étrangers à elle, entre autres. Cependant, on peut dire que sa vie était comme basée sur une vision trop binaire du yin et du yang : une moitié toute blanche, et une autre moitié toute noire. En fait, il faut comprendre que Caroline n’avait pas vu le point d’ombre qui se cachait dans la lumière de son ouverture à la spiritualité, tout comme elle n’avait pas vu le point de lumière qui se cachait dans sa non-acceptation de la fermeture au spirituel. En termes plus clairs, dans ce cas précis, l’ouverture au spirituel se trouve dans les deux zones blanches du symbole taoïste, alors que la fermeture au spirituel se trouve dans les deux zones noires. Dans la partie de droite (voir la figure au début de cet article), la partie blanche, l’ouverture au spirituel contient le germe de fermeture. Comment ? En n’étant seulement que « ouvert », on va se fermer à ceux qui ne sont pas ouverts. L’ouverture, vue d’un point de vue absolu dans un univers de dualité, porte en lui les germes de la fermeture, car il va se fermer à tout ce qui n’est pas ouvert. Pour ce qui est de la fermeture au spirituel, comment peut-elle mener à l’ouverture spirituelle ? Après tout, quelqu’un de fermé va se fermer à ceux qui sont ouverts, donc la dichotomie précédente ne peut pas être réutilisée. En fait, c’est bien plus profond que cela : pour comprendre l’ouverture au spirituel, il faut d’abord y avoir été fermé. Plus l’expérience est intense, plus l’ouverture finale sera grande. Ainsi, la partie noire de fermeture porte aussi en elle les germes de l’ouverture.

Prenons un autre exemple pour mieux comprendre en quoi ce principe est valable : vous êtes peut-être au courant que les logiciels propriétaires sont opposés aux logiciels libres, en terme de logique. L’un est pour la possession des droits et un partage limité, l’autre est pour le partage universel. Un développeur ne voulant pas avoir affaire aux logiciels propriétaires s’était mis à ne vouloir avoir affaire qu’à des logiciels qui n’ont que du code développé de manière libre. Pourquoi ? Parce que pour lui, c’est la liberté universelle, le fait de pouvoir faire ce qu’il veut du code, de pouvoir partager les logiciels comme il le veut, ce sont pour ces valeurs-là qu’il ne voulait plus privilégier que les logiciels libres. Mais il a été tellement jusqu’au-boutiste qu’au final, il n’a pas eu le choix, et s’est retrouvé avec un ordinateur portable chinois d’une marque obscure, le tout avec des caractéristiques techniques complètement obsolètes, car c’était le seul ordinateur qu’il ait trouvé où toute trace de code dedans était libre, des drivers hardwares au système d’exploitation, etc. Au final, la liberté qu’il cherchait portait en elle les germes de la non-liberté, de la prison, ne lui laissant plus de liberté dans le choix. Quant aux logiciels propriétaires, vu toutes les limitations qu’ils offrent, tout le monde n’a qu’une envie, que ces logiciels deviennent libres. Les non-libertés des logiciels propriétaires portent ainsi le germe de la liberté car c’est en ayant connu les restrictions que l’on comprend la valeur de la liberté.

Je n’ai fait que parler de lumière duelle, d’ouverture duelle, de liberté duelle, mais alors, à quoi ressemble cette lumière complète, cette ouverture complète, cette liberté complète ? C’est en fait tout simple : la lumière complète est autant lumière qu’ombre, l’ouverture complète est autant ouverture que fermeture, la liberté complète est autant liberté que restriction. En clair, quelqu’un ayant en lui développé le germe de la liberté complète connaît parfaitement la valeur de la liberté autant que celle de la restriction. Il sait parfaitement faire le juste dosage des deux, et sait faire sienne chaque situation. Par exemple, dans la situation précédente avec le développeur un brin extrême, quelqu’un ayant acquis la liberté complète sait déjà que ce rejet des restrictions va amener à un certain point à des restrictions, et ne va pas partir dans ces directions-là. Bien sûr, je ne juge pas ce développeur : comment savoir que la liberté recherchée de manière exclusive va mener à des restrictions à part en en faisant l’expérience ? Quelqu’un ayant acquis la liberté ultime, la liberté complète, ne juge pas, car il est lui aussi passé par là. Un professeur sachant lire et ayant plus d’expérience que des élèves de primaire ne va pas juger les élèves de primaire en disant qu’ils ne sont que des bons-à-rien, au contraire, il comprend parfaitement pourquoi ils ne savent pas encore lire, et va leur enseigner. Le spirituel, c’est comme la vie matérielle, tout marche par étape. La différence, c’est que là où la vie matérielle est prévisible (après tout, les adultes sont censés savoir lire, mais pas les élèves de maternelle), le niveau spirituel de quelqu’un est peu prévisible : on peut très bien être vieux et n’avoir pas acquis la liberté complète, ou bien naître et l’avoir déjà quasiment acquise. Le niveau spirituel ne dépend pas du corps,  il n’y a aucune corrélation avec l’âge, ce pourquoi on ne peut pas juger quelqu’un pour quelque chose qu’il n’a pas encore acquis.

Si depuis petit jusqu’à récemment je gardais ce défaut de déni de mes parties d’ombre (à un point parfois extrême), je me souviens cependant que quand j’étais en école maternelle, un principe était complètement ancré en moi, c’était « ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas que les autres te fassent ». Ce n’est pas parce qu’on me l’a appris, je sais que c’est quelque chose qui venait de ma « petite voix ». Je n’ai appris que des années plus tard que c’est une phrase généralement attribuée à Jeshua (et que l’on retrouve en fait dans toutes les religions, même les plus ancestrales), qui est d’ailleurs généralement formulée différemment : « fais aux autres ce que tu aimerais qu’ils te fassent ». Le sens global reste cependant le même. Tout cela pour dire que notre niveau spirituel ne dépend pas du tout de notre expérience présente sur Terre, mais d’un « Surmoi » ayant plus vécu que ce que certains imaginent, ce pourquoi le jugement envers autrui n’est pas nécessaire. N’oubliez pas que quand vous juger autrui, c’est vous-mêmes au travers d’autrui que vous jugez. Vous ne faites que juger cette partie de vous qui existe mais dont vous êtes dans le déni.

J’aimerais revenir rapidement sur la liberté ultime : pourquoi la liberté ultime est-elle à la fois liberté et restriction ? Parce que la liberté complète nous permet de choisir les libertés que l’on veut, les restrictions que l’on veut, elle nous permet d’accepter toutes les sortes de libertés et de restriction (comprendre restriction dans le sens « non-liberté »), elle ne met aucune limite ! C’est ça qu’il faut comprendre, la liberté complète ne met pas de restrictions envers les restrictions, c’est pourquoi c’est la liberté complète ! Le même raisonnement peut s’appliquer  aux autres aspects dits « complets ».

Un point important concernant ceux qui vivent dans le déni de leur partie d’ombre, et qui donc par là-même continue de la cultiver : il ne faut pas sous-estimer l’utilité de leur expérience. Prenons l’exemple de la pollution : avant, la très grande majorité de l’humanité n’était pas ouvert à la pollution, ils étaient dans le déni de leur partie de lumière. Il y avait un tel déni qu’au final on est arrivé à un point où à partir des années 70 des collectifs ont vu le jour, collectifs composés de personnes qui étaient pour beaucoup dans le déni de leur partie d’ombre. C’est cependant grâce à ces collectifs que beaucoup de personnes dans le déni de leur partie de lumière ont fini par se rendre compte que oui, une partie d’eux-mêmes pouvait avoir de la compassion pour la planète. Certes, comme certains le suggèrent, ces groupes ne sont pas dans le vrai d’un point de vue spirituel, mais ils sont dans le vrai pour de nombreux aspects matériels (mais pas tous), et c’est grâce à ce genre de groupes que certains ont pu finir par associer leur partie d’ombre et de lumière, en tout cas pour ce qui est de leur compassion à la planète. Si je dis cela, c’est parce que j’ai l’impression que certains critiquent ces groupes en disant de s’en dissocier, alors qu’au final, l’important, encore une fois, n’est pas ce que l’on fait, mais le pourquoi on le fait ! Si certaines personnes ne vivant pas dans le déni participent à ces groupes et par là-même font progresser ceux qui polluent pour qu’ils ne soient plus dans le déni de leur partie de lumière, alors tant mieux, la vie aura progressé grâce à eux.

J’aimerais en fait aller encore plus loin et continuer à parler de dualité et d’absolu. Dans sa série « L’onde », Laura Knight-Jadczyk parle beaucoup de SDS et de SDA, abbreviations pour « Service De Soi » et « Service D’Autrui ». Toute personne vivant dans la dualité appartient au groupe dit SDS, alors que les personnes s’étant détachées de la dualité, l’ayant maîtrisée, sont des SDA. Pourquoi ? Parce que les personnes dites SDS doivent expérimenter leur êtreté pour au final s’extraire de la matrice « continuum espace-temps », c’est pourquoi ils expérimentent à chaque vie sur de multiples aspects différentes combinaisons d’ombres et de lumière. Ils le font pour eux-mêmes, et ils ont raison car c’est dans l’ordre des choses. À chaque fois qu’une chose est faite, que ce soit par déni ou non, même si c’est de l’aide à autrui, c’est au final pour leur propre salut qu’ils œuvrent, ils sont donc SDS, Service De Soi. Les personnes dites SDA se sont déjà extraites de la dualité et sont complètes sur quasiment tous les aspects (liberté complète, ouverture complète, etc), ce qui fait qu’elles n’ont plus à œuvrer pour leur salut, elles se sont déjà « sauvé » de la matrice de dualité ! Elles sont reliées à leur surmoi en permanence ou presque, ce qui fait qu’elles n’ont plus besoin de se chercher, elles n’ont plus rien à chercher sur le plan matériel, par contre, elles peuvent montrer la voie aux autres pour que d’autres âmes les suivent sur ce chemin libérateur. Ce sont donc des SDA, au Service D’Autrui. Tous les grands maîtres spirituels, Bouddha, Jeshua, Moïse, Akhénaton, Zoroastre, entre autres, étaient des SDA. Il est ainsi facile d’analyser les écrits antiques : si des faits rapportés pour ces maîtres de sagesse montrent un comportement qui n’est pas SDA, ils ont de grandes chances d’être inventés.

À bon entendeur…

 

Bibliographie :

- tous les livres de Daniel Meurois et Anne Givaudan

- la trilogie « Conversations avec Dieu », de Neale Donald Walsch

- l’intégrale de la série « L’onde », de Laura Knight-Jadczyk

- « Ces mondes qui nous gouvernent », de Laura Knight-Jadczyk

- « Le mythe végétarien », de Lierre Keith

- tous les dialogues de Sand et Jenaël

- « Le livre de la Voie et de la Vertu » (titre original, « Dao de jing »), de Laozi

 

Contact :

1276676523@qq.com

Aparté spirituel sur l’avortement

À la suite d’une discussion que j’ai eu avec une amie de ma mère, je me suis aperçu que ce que j’ai écrit pouvait être utile à d’autres personnes. J’ai donc décidé d’éditer notre discussion pour la rendre publique. Des corrections mineures ont donc été faites, et par soucis d’anonymat, les prénoms ont été modifiés. De plus, certains détails privés ou non nécessaires ont été supprimés. Cet article est la première partie de notre conversation, et elle va parler de l’avortement. C’est également l’article le plus court de la série. Quel est le rapport avec la Chine, sujet principal de ce blog ? Parfois la culture chinoise sera abordée dans ces apartés spirituels, et puis, comme c’est écrit dans le titre, ce sont des apartés, donc par définition, ils peuvent ne pas avoir de rapport avec le sujet principal de ce blog. Dernier argument : le spirituel touche les gens de manière universelle, la culture chinoise comme les autres, donc.
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Voici donc un matin l’email que j’ai aperçu dans ma boîte de réception :
Bonjour François,
Je suis Caroline, une amie de ta mère. Je t’écris car ma fille Julie est étudiante et a un choix à faire, elle voudrait un avis du point de vue de quelqu’un qui a beaucoup lu et réfléchi sur le spirituel. Elle a tout juste 19 ans et vient d’apprendre qu’elle est enceinte d’un mois, alors qu’elle disait ne pas vouloir d’enfant. Elle se pose beaucoup de questions sur l’avortement, elle commence à l’aimer ce petit être, et ne sait pas quoi faire. Si elle accompagne l’âme dans l’amour en lui expliquant que ce n’est pas le moment mais que plus tard elle pourra revenir en elle, est-ce un choix raisonnable et spirituel ?
Merci !
Voici ma réponse :
Bonjour Caroline,
comme tu le sais certainement, il y a actuellement deux écoles sur la planète : celle qui dit que tout est matériel, que le fœtus n’est pas encore conscient, et que donc on peut avorter sans problème ; une autre école dit que le fœtus a une âme, et que pour cette raison, par respect pour la vie, aucun avortement ne devrait être commis. Je ne te cache pas que ces écoles sont extrémistes toutes les deux, aucune des deux ne contient toute la vérité. Comme souvent, la vérité se trouve entre les deux extrêmes, tout en nuance.
Je recommande chaudement à ta fille de lire le livre « Le non désiré » de Daniel Meurois, qui est centré sur l’avortement. On y apprend beaucoup de choses, si je devais résumer le tout en quelques phrases, ce serait : les âmes qui choisissent l’expérience de l’avortement le font de manière consciente ou inconsciente, c’est-à-dire que certaines choisissent sciemment de vivre une telle expérience, alors que pour d’autres c’est à leur insu. En fait, le problème n’est pas l’avortement en soi, mais la façon dont on le fait. Il faut donc bien comprendre que ce n’est jamais ce que l’on fait qui est grave ou pas, mais la façon dont on le fait, les germes que l’on cultive. Les âmes « interviewées » par Daniel Meurois disent bien qu’elles comprennent que ce n’est pas forcément le bon moment, mais alors pourquoi pratiquer l’avortement avec une telle cruauté ? Dans le processus de l’avortement, le fœtus est tué, il est sorti du ventre puis jeté dans une gamelle en métal, sans amour aucun, mécanisation ultime de la cruauté. Il n’y a pas de sentiment de la part du médecin, ni de la part de la mère. C’est ça et seulement cela qui fait de la peine à l’âme qui allait s’incarner dans le fœtus, ce manque d’humanité total. L’avortement est mal fait actuellement, pas à cause de ce qui est fait sur le plan matériel, après tout, dans tous les cas, il faut bien tuer le fœtus, mais sur le plan spirituel, ce manque d’empathie à l’égard de l’âme qui souffre de s’être vu refusé un corps.
C’est pourquoi les deux écoles citées plus haut sont extrémistes, elles sont totalement en manque d’empathie vis-à-vis de l’âme qui va s’incarner : la forcer à ne pas être avorté et donc vivre, c’est la forcer à vivre dans une situation précaire dans laquelle elle risque de souffrir ; l’avorter sans humanité, c’est aussi la mettre dans une situation où elle va souffrir.
Après la lecture de ce livre, je me suis demandé si des femmes avaient déjà réussi à exprimer leur empathie pour leur fœtus. Je ne parle pas de l’expression d’un sentiment de culpabilité, quasiment toutes les femmes qui ont avorté l’ont forcément eu à un moment ou à un autre, je parle de l’expression d’un sentiment de « plénitude » (pas de regret) allié à de l’empathie. Une semaine après avoir fini le livre, je suis tombé, grâce à une synchronicité, par hasard sur un article qui correspondait exactement à ce que je cherchais, voici son url :
Voici un copier-coller de cet article :
Une femme a écrit une lettre déchirante au bébé dont elle compte avorter la semaine prochaine. Sa missive a été publiée sur Reddit.
Les modérateurs du site ont rappelé que Reddit n’était pas l’endroit approprié pour débattre de la moralité de l’avortement. La jeune femme a confié vouloir juste exprimer ses sentiments. Voici son courrier touchant:
« Petite chose,
Je peux te sentir à l’intérieur. J’ai deux fois plus d’appétit et moitié moins d’énergie. Cela me brise le coeur de ne pas ressentir l’enchantement que je devrais ressentir. Je suis à la fois triste et sans regret.
Je suis désolée que ceci soit un au revoir. Je suis triste de ne jamais te rencontrer. Tu pourrais avoir les yeux de ton père et mon nez, on pourrait faire nos propres traditions, être une famille. Mais, Petite Chose, nous nous reverrons. Je te promets que la prochaine fois que je verrai le petit plus bleu, la prochaine fois tu seras dans la même réalité que moi, je serai prête pour toi.
Petite chose, je veux que tu sois heureux. Je veux les meilleures choses pour l’avenir. C’est pourquoi je ne peux pas être ta mère pour le moment. Je suis moi-même encore en train de grandir. Ca ne serait pas correct d’amener une nouvelle vie dans un monde où je serais perpétuellement hantée par la vie que j’ai vécue.
Je veux que tu aies toutes les choses que je n’ai pas eues quand j’étais enfant. Je veux que tu sois meilleur que moi et plus magnifique que je ne pourrais jamais être. Je ne peux pas faire ce qui a été fait pour moi: planter une graine faite d’amour et de spontanéité dans un jardin en espérant qu’elle se développe uniquement sur un rêve.
L’amour et la spontanéité sont de belles choses mais elles ont peu de mérite. Et même si j’ai beaucoup de rêves pour tout le monde, les rêves ne sont pas un outil assez efficace pour te construire un bel avenir. Je ne peux pas t’amener ici. Pas comme ça.
Je t’aime, Petite chose, et j’aurais aimé que les circonstances soient différentes. Je promets que je te reverrai et que, la prochaine fois, tu pourras m’appeler maman. »
Cette femme a sans le savoir eu le plus sage des comportements que l’on peut avoir dans le cadre de l’avortement. C’est exactement l’exemple qu’il me fallait pour montrer que la description de l’avortement faite par Daniel Meurois est possible, et que cela a certainement déjà eu lieu de nombreuses fois.
Deux livres de Daniel Meurois correspondent à la naissance : le premier, « Les neuf marches », parle du processus de la naissance en général, alors que le deuxième, « Le non désiré », parle du ressenti des âmes des fœtus avortés.
Je vous recommande à toutes les deux de les lire, ils sont très instructifs.
S’il reste des questions en suspens, n’hésite pas à me demander, j’essaierai d’y répondre dans la mesure du possible.
Voici enfin la réponse de Caroline :
Bonjour François,
Je te remercie infiniment pour ton mail de l’autre jour. En ce moment Julie est en rendez-vous au planning familial, avec son petit ami. Ils ont décidé de ne pas garder l’enfant. Je pense qu’ils vont lui préparer un courrier en commun. En attendant ils sont marrants car ils ont quand même décidé de lui apporter tout leur amour jusqu’au bout, même si c’est pour une vie intra-utérine d’un ou deux mois. Son petit ami s’endort la tête sur le ventre de Julie, et Julie fait très attention de ne pas prendre quelque chose qui serait dangereux pour leur bébé, etc… Ils veulent qu’il reparte « heureux » de les avoir choisis pour ce laps de temps.
[...]
Amicalement
La deuxième partie de cet email fera l’objet d’un deuxième article, ce pourquoi il est éludé ici.
J’espère que cet échange, peu long mais substantiel, en aidera d’autres.

Apartéception : l’aparté dans l’aparté

Pour ce qui est des commentaires, vous avez peut-être remarqué qu’ils ne sont pas activés. Il y a une raison derrière cela : je me suis aperçu que l’égo et les orgueils associés s’affichaient bien plus facilement sur internet. Les commentaires peuvent être utiles pour compléter un article, car des retours intéressants peuvent être faits, c’est là leur seule utilité. Soyons honnêtes, les commentaires ne sont pas forcément là par respect de la liberté d’expression, mais plus pour les arguments et les retours que l’on y lit. Si l’article de base est complet, ils n’ont pas d’utilité concrète. De plus, même sans les commentaires d’activés, un article peut être amélioré tout simplement en prenant contact avec l’auteur, qui pourra enrichir son article et/ou faire les corrections nécessaires. Voici donc l’adresse électronique à laquelle vous pouvez me joindre si vous avez vraiment besoin de me contacter :
1276676523@qq.com
Par rapport aux commentaires, j’aimerais continuer mon argumentation avec les problématiques suivantes :
- et si des débats intéressants apparaissaient dans les commentaires, ne serait-ce pas une perte que de ne pas leur laisser l’opportunité d’exister ? À cela, j’aimerais revenir à l’orgueil dont je parlais plus tôt : soyons réalistes, si un sujet est bien traité, beaucoup de débats n’ont pas lieu d’être. Sur le sujet de l’avortement, certains pourraient revenir avec des passages de la Bible, d’autres avec le fait que l’âme n’est qu’une croyance, et ce sont des débats qui ne sont pas liés directement à cet article. Par exemple, si l’on n’est pas d’accord avec cet article et que l’on veut commenter, cela veut aussi dire que l’on a lu les deux livres dont j’ai parlé plus haut, notamment « Le non-désiré ». Si des débats devaient vraiment avoir lieu, ce serait sur la véracité des expériences de Daniel Meurois et donc par rapport à son livre « Les annales akashiques », ou alors par rapport aux arguments avancés dans « Le non désiré ». L’orgueil empêche de laisser certaines possibilités exister, donc certaines personnes viennent débattre sur des sujets déjà maintes fois aborder sans écouter les autres arguments, c’est un dialogue de sourds. Via la non-autorisation des commentaires, je ne fais que ne pas autoriser le petit moi, l’égo limitatif, de se répandre une fois de plus.
- il arrive parfois que tout un article se trouve vidé de sa substance à cause d’un commentaire fallacieux. Bien sûr, si un article est faux, un commentaire peut toucher le point sensible et invalidé tout un article, déclenchant l’effet inverse. Cependant, si un article n’est pas dans le faux, des arguments fallacieux peuvent avoir le même effet. Gardons l’exemple de Daniel Meurois, voici ce que l’on peut trouver sur sa page Wikipédia :
Se penchant sur Le Voyage à Shamballa – un pèlerinage vers soi, paru en 1986, Richard Caron et Antoine Faivre sont d’avis que le voyage des auteurs dans l’astral « équivaut à une véritable exploration de ce monde imaginal des révélations intérieures, où l’âme humaine s’approche au plus près de son principe divin ». Pour sa part, Alain Moreau, rendant compte du même livre et notamment de l’incursion des auteurs dans le monde souterrain de l’Agartha, fait remarquer que le personnage du « Marka » qu’ils disent avoir rencontré est en fait sorti de l’imagination d’un certain Raymond Bernard à la fin des années 1960 et au début des années 1970 pour les besoins de ses livres Rencontres avec l’insolite et Les maisons secrètes de la Rose-Croix, invention qu’il a lui-même reconnue. « Voilà qui pose, bien sûr, un gros problème ».
Il suffit d’un tel copier-coller dans un commentaire de cet article pour lui enlever toute substance. En effet, cet article se base sur les livres de Daniel Meurois, il suffit d’un commentaire censé démontrer que c’est un faussaire et l’article ne vaut plus rien. En l’occurrence, celui qui poste le commentaire pense que l’auteur n’est soit pas au courant, soit qu’il est courant mais malhonnête. En fait, je suis au courant, mais je ne vois pas en quoi l’argument posté sur Wikipédia est recevable. Il est donc dit qu’une personne aurait inventé le personnage de Marka, qui a donc le même nom et la même fonction dans le livre, relatant une expérience vécue, de Daniel Meurois que dans ceux de Raymond Bernard. Cependant, quand on regarde la source, on voit que ce que Raymond Bernard a inventé, c’est surtout sa rencontre avec Marka. Même si ce n’est pas marqué dans la source, Marka (aussi appelé Maha) est un être décrit dans les écrits ancestraux de l’Orient, que ce soit son nom ou sa fonction. Bref, il n’a pas été inventé par Raymond Bernard. De toute façon, même en prenant l’hypothèse que ce commentaire de Wikipédia soit dans le vrai, cela ne retirerait en rien ce que j’ai dit plus haut : on peut toujours contacter l’auteur, qui, s’il s’aperçoit que son article est basé sur du vent, peut soit faire un erratum, montrant une erreur à ne pas refaire, soit supprimer son article. Encore une fois, les commentaires ne sont pas utiles.
Je vous remercie de votre compréhension, et n’hésitez pas à me contacter !

 

Bibliographie :

- « Les neuf marches », de Daniel Meurois et Anne Givaudan

- « Le non-désiré », de Daniel Meurois

- « Les annales akashiques », de Daniel Meurois

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